Publié par : rdegreve | novembre 6, 2010

Pour retrouver Eloïse : une enquête historique

Hier, nous étions quelques uns à nous réunir à l’Institut d’Estudis Andorrans à Toulouse, à deux pas du Capitole, à l’initiative de Claudi Benet, auteur d’un livre récent sur l’Andorre pendant la Seconde guerre mondiale, publié en catalan et traduit en français.

Accueillis par Meritxell Martin, on trouvait autour de la table, outre Claude Benet qui a animé la réunion : Maria Rose Viadiu, fille de Francesc Viadiu, un des fondateurs du parti politique Esquerra Republicana de Catalunya et important passeur pendant la Seconde guerre mondiale (voir aussi cette biographie et celle-ci) accompagnée de son fils Josep Iturrioz Viadiu, Marcel Granier, président du Comité Départemental de la Résistance de la Haute-Garonne, Francis Aguila, auteur d’un livre sur des passeurs de la haute vallée de l’Ariège Les cols de l’espoir, Joseph Péron, animateur culturel radio à Radio Mon pais, Christian Bouquet, chercheur passionné qui est venu de Montpellier, Henri Taverner, éditeur passionné de cyclisme, entre autres, Sylvain Athiel, auteur d’un livre passionnant sur Radio Andorre, Pierre Estournel, journaliste à La dépêche du midi et à Radio Mon Païs et fils d’un évadé et Annie Rieu-Mias, sociologue et fille d’un médecin républicain espagnol, qui a contribué à la création d’une exposition sur les passeurs.

Ma présence se justifiait à double titre, si l’on peut dire : comme membre de l’association ariégeoise Mémoire et Résistance en Ariège – Solidarité transfrontalière et comme petit-fils d’un évadé de Belgique qui est passé par l’Andorre. Je voulais en particulier communiquer à Claude Benet le texte autobiographique de mon grand-père pour lui permettre d’augmenter sa documentation sur son sujet d’études.

Les exposés les plus copieux ont été ceux de Sylvain Athiel, sur l’histoire de Radio Andorre, et de Christian Bouquet sur l’avancée de ses recherches sur Eloïse.

Voici un résumé succinct de ce qui est en passe de devenir une véritable enquête policière : en 1940 à Montpellier, un groupe d’officiers belges et polonais cherche à passer en Espagne. Ils sont accompagnés par une femme dont le « nom de guerre » est Eloïse, dont le frère et le fiancé font partie du groupe d’officiers. Elle s’est définie elle-même comme « venant de Flandres mais parlant l’allemand comme une native ». Après l’échec de la tentative d’évasion par bateau et l’arrestation de son fiancé, elle cherche à le rejoindre. On la retrouve ensuite plus tard, cherchant à passer les Pyrénées, accompagnée par deux aviateurs canadiens. Et tous les trois sont, semble-t-il, trouvés morts dans la montagne près du col de Fontargent, entre la haute Ariège et l’Andorre. Mais on ne sait pas où se trouvent les cadavres.

Il y a donc un double mystère : qui était Eloïse ? et où se trouve son corps ?

Ce mystère qui passionne Claude Benet  a trouvé son détective en la personne de Christian Bouquet. Bien entendu, si je peux contribuer à cette recherche, je le ferai. Je pense que je ne suis pas le seul.

La discussion a aussi évoqué d’autres sujets : les intellectuels catalans en exil à Montpellier, l’exode des belges, Lapin blanc, etc.

Mon impression est que des relations de travail vont sans doute se nouer à l’issue de cette réunion. Elle aura ainsi parfaitement atteint son but.

Puisse la mutualisation des moyens prônée par Claude Benet permettre la résolution du mystère d’Eloïse, et plus généralement des progrès dans la connaissance historique.

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