Publié par : rdegreve | mai 19, 2013

Nouvelles récentes de l’enquête sur l’assassinat de Julien Lahaut

Le 18 août 1950, à Seraing, importante commune ouvrière près de Liège, le député et échevin (en Belgique, adjoint au maire) communiste Julien Lahaut est assassiné. Il était également président du Parti communiste de Belgique.

L’enquête judiciaire ayant été close en 1972, une demande de constitution d’une commission d’enquête parlementaire fut déposée et refusée en 2001. Mais un enquête fut demandée par le Sénat en 2008 au Centre d’Études et de Documentation Guerre et Sociétés contemporaines (Cegesoma). La question du financement de cette enquête a posé problème et reste relativement controversée en Belgique.

Le problème n’est pas seulement celui des assassins, mais celui des commanditaires, soupçonnés de se situer dans les milieux d’extrême-droite belge, voire dans des milieux reliés aux services secrets belges et à d’éventuels réseaux stay-behind (similaires au célèbre réseau européens Gladio). Les assassins de Lahaut seraient quatre, les trois frères Devillé originaires de Halle et un certain Goossens connu pour militer dans les milieux léopoldistes.

Voici par exemple un article de La Libre.be du 2 juin 2012: http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/741359/lahaut-un-bien-etrange-reseau.html

Et une nouvelle récente, datant du 28 février dernier, de la Radiotélévision liégeoise RTC (http://80.92.83.80/infos-flash/politique/1454039-julien-lahaut-lenquete-se-poursuit) :

« L’enquête sur l’assassinat en 1950 du dirigeant communiste sérésien Julien Lahaut va pouvoir se poursuivre. Le budget 2013 de la Politique Scientifique contient 160 000 euros qui permettront au Ceges, le Centre d’étude et de documentation Guerre et Société d’aborder sa deuxième phase. Une premier travail de recherche a commencé en février 2011 sous la direction du professeur Emmanuel Gerard. L’aspect financier étant résolu, les chercheurs se plaignent cependant de ne pas avoir accès à toutes les archives nécessaires. L’identité des quatre tueurs, des militants royalistes proches de l’extrême-droite, est connue mais pas celle des commanditaires. »

Pour ceux, qui douteraient de l’intérêt d’une telle recherches, voici les arguments du professeur Emmanuel Gérard lors d’une interview sur la chaîne de télévision publique francophone (9 mars 2013) : http://www.rtbf.be/info/societe/detail_cold-case-qui-a-tue-julien-lahaut-l-enquete-continue?id=7707833.

Sur Julien Lahaut, on pourra consulter aussi une fiche biographique du Centre des Archives communistes de Belgique : http://www.carcob.eu/files/Julien%20LAHAUT.pdf et une autre fiche de l’Institut liégeois d’histoire sociale (socialiste) : http://ilhs.e-monsite.com/pages/articles/l-assassinat-de-julien-lahaut-une-des-plus-grandes-enigmes-politique-du-xxeme-siecle.html

Le CEGES met gratuitement à disposition du public son bulletin, en ligne. Le numéro 45 comporte pages 23-24 le point sur l’enquête : http://www.cegesoma.be/docs/media/Bulletins/Bulletin45_Site.pdf.

En conclusion, un exemple de dossier historique « brûlant », pour lequel un travail d’historien, sérieux et désintéressé, constitue une contribution importante à une meilleure compréhension de la société par les citoyens.

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